Test de Birthdays The Beginning sur PS4

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Si les amateurs de Harvest Moon sont plus que désireux de retrouver un nouvel opus de la série ; l’on pourra passer un peu de temps ; et surtout se consoler, sur Birthdays The Beginning, un titre assez enchanteur ; nous pouvons le dire, et le fruit du créateur de Harvest Moon, Yasuhiro Wada. Toutefois, les ressemblances ; outre les graphismes, vont s’arrêter là.

Du côté du scénario, il n’y a grand chose à dire, puisque notre avatar ; perdu dans une grotte, ne reconnaît plus son monde et se fait appeler à l’aide par Navi. Ce dernier a un problème, il aimerait créer un monde, et une vie évolutive. Pour avoir une chance de retrouver votre monde comme vous le connaissez, charge à vous alors de l’aider dans sa tâche, tout au long des épisodes présents.

Difficile, alors, de faire plus simple comme scénario ; l’on appréciera toutefois cet échange, évitant ainsi d’avoir un titre trop creux. Là où Birthdays The Beginning se rapproche le plus de l’ambiance et de l’univers de Harvest Moon, c’est bien au travers de ces graphismes qui sont très proches d’évoquer Harvest Moon, au sommet de son art. Coloré et mignon, le cube représentant votre univers se façonne de nombreuses manières, laissant entrevoir lacs, fleuves, mers profondes, plaines, montagnes et autres monts escarpés. Vide au départ, le monde prendra forme à mesure que vous effectuerez la modélisation de votre univers et vous découvrirez rapidement diverses espèces animales, les premières à peupler votre monde. Ici d’ailleurs, et plus le temps vous offrira de nouvelles espèces, plus vous remarquerez les similitudes graphiques avec Harvest Moon.

Décors grossiers ; désormais à partir de gros carrés, un peu à la manière de Minecraft, animaux disproportionnés et sans trop de détails ; oui, l’on retrouve bien l’essence de Harvest Moon, mais cela ne dérange aucunement la rétine, bien au contraire. Tout est coloré et voir les différentes espèces évoluer et s’acclimater à nos différents essais à quelque chose de gratifiant ; un peu comme voir l’une des premières espèces végétales évoluer pour s’acclimater à la terre ferme. Les animations sont tout aussi correctes et l’on distingue de la meilleure des manières les espaces arides des montagnes enneigées. Toutefois, l’on pourrait regretter une absence totale d’effets climatiques, sauf lorsque l’on utilise une pierre particulière.

Test de Birthdays The Beginning sur PS4

De la même manière, l’on retrouve une jouabilité très simple d’accès et façonner le monde sera un jeu d’enfant. D’une simple pression de touche, votre avatar pourra anéantir les terres avoisinantes pour laisser la place à un monde empli d’eau, avec plages, mers, et, bien sûr, plaines abyssales. Gardez toutefois à l’esprit que de nombreuses espèces animales ne pourront jamais voir le jour dans de telles conditions ; ce qui est normal, et charge à vous, alors, de faire prospérer une terre accueillante pour le futur de votre planète. Pour faciliter la modélisation du cube, votre personnage acquiert de l’expérience lui permettant de monter en niveau au fil des captures des nouvelles espèces.

Dès lors, l’optimisation du monde sera simplifiée, puisque votre personnage pourra agir sur plus de carrés en même, passant d’une zone d’un carré sur un, à 15 X 15 par exemple. Si l’on ajoute à cela différents objets ; comme le champ qui vient égaliser le terrain en fonction de votre placement, des nuages de pluie pour l’humidité environnante, les sources de fleuves, de vallées, de montagnes, …, jamais créer un monde n’aura été aussi prenant dans un jeu bac à sable. De l’autre côté, la vie est régie par des lois simples, comme les changements de températures, la nourriture, … . Gardez donc constamment à l’esprit que la température ambiante est changeante en fonction du pourcentage d’eau présente, des sommets enneigés, etc. Si vous avez fait la moindre erreur, vous pourrez également utiliser une pierre d’évolution ou de mutation, permettant à l’espèce sélectionnée d’évoluer plus simplement.

Si, jusqu’à présent, nous n’avions pas grand chose à reprocher à Birthdays The Begining, il ne fait nul doute qu’en se penchant sur la bande-son cela risque de changer. Navi, tout particulièrement, peut se montrer très énervant. Les bruits lorsque ce dernier nous parle est tout simplement insupportable et la seule envie qui nous habite, est de passer les quelques dialogues. De même, la vie sonore du cube est très triste et les seuls passages plus vivants sont les fois où l’on se rapprochera au maximum du sol, en plein cœur de l’action ; un bilan encore meilleur en basculant en vue à la première personne (mais dont la maniabilité laisse à désirer).

Avec plus de 300 espèces à découvrir et à capture (afin d’avoir toutes les informations sur l’espèce), il ne fait nul doute que Birthdays The Beginning ne se montre pas avare en contenu, et la possibilité de façonner le cube à notre entière volonté est très plaisante. S’il n’est pas vraiment long (ni difficile tout au long des 7/10 heures de jeu), Birthdays The Beginning offre néanmoins un challenge admirable, celui de réussir à faire apparaître les animaux que l’on qualifiera d’unique, comme le Monstre du Loch Ness, le Calamar Géant, et autres joyeusetés.

Après quelques minutes de jeu seulement, l’on se retrouve devant un jeu terriblement addictif, où l’on se surprendra ; mais où l’on se plaira surtout, à modifier le terrain pour essayer toutes les possibilités qui s’offrent à nous. Remplir le cube de hauts-fonds, de mers et d’abysses et de ne laisser que quelques îlots est une possibilité, de la même façon que de se concentrer sur des montagnes enneigées à perte de vue. Bac à sable par excellence, l’on ne sera que sous le charme de l’expérience, avant de connaître une certaine limite lors du dernier épisode. Pour les plus extrêmes, l’on soulignera également le mode challenge, qui propose des défis assez retords.

Au final, Birthdays The Beginning possède d’énormes qualités, capables d’émerveiller n’importe quel joueur. Être à la création de toute vie à quelque chose de gratifiant, tandis que d’une simple pression sur touche, l’on peut également éteindre une espèce, pour en faire apparaître une autre. Difficile donc d’en vouloir au titre pour ses quelques tares, tant l’expérience peut se montrer enivrante.

Verdict !

   
Graphisme

Difficile de ne pas y voir la ressemblance avec Minecraft et la licence Harvest Moon, dans sa globalité. Grossier graphiquement, Birthdays The Beginning est surtout coloré et très mignon, mais aborde un style qui ne plaira pas à tout le monde.

14 / 20
     
Jouabilité La vue à la première personne est compliquée à prendre en main, tandis que de l’autre côté, façonner le monde environnant est très simple (notamment grâce aux nombreux objets) ; l’on regrettera toutefois un clair manque d’interactions.
 14 / 20
     
Bande Son
Navi peut se montrer très énervant, et les plus anciens joueurs connaîtront ici quelques souvenirs. Très plat sur l’ambiance, le monde se montrera plus convaincant lorsque l’on se rapprochera de la terre.
 12 / 20
     
Contenu
Ici, il faut se contenter d’un mode histoire assez court ; et simpliste, et d’un mode défi parfois un poil plus relevé. L’on se plaira toutefois à expérimenter à de nombreuses reprises différents aspects du monde ; de quoi rester happer quelques heures.
 13 / 20
     
Fun Un god-game est souvent plaisant, mais ce dernier peut passer à côté de quelques points pourtant cruciaux. Pas de panique toutefois, l’expérience est à faire au moins une fois, ne serait-ce que pour capturer certaines des espèces les plus rares et inhabituelles. 15 / 20
     
   Conclusion  
     
Les plus
  Les moins
De bonnes idées…   … Parfois mal exploitées
Souvent amusant   Navi !
 
 
Note Finale
  13/20
Loin d’être irréprochable, Birthdays The Beginning se montre toutefois souvent convaincant, et surtout très prenant si l’on accroche au style. Façonner un monde à notre façon a quelque chose de gratifiant, même si l’on regrettera encore de ne pas pouvoir pousser nos idées à l’extrême.

XCh4oSX

Joueur invétéré, j'aime changer d'univers et reste à la constante recherche du successeur de Shenmue ; bien sûr, je n'oublie pas Yakuza et Persona, ni ces chers Sonic et Conker.

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