Test de Ghost Recon Wildlands sur PS4 et Xbox One : Histoire de viser encore plus grand

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[Total : 2    Moyenne : 3/5]

Test réalisé à partir d’une version commerciale.

Images Éditeur.

La sortie d’un nouveau soft d’Ubisoft est très souvent synonyme de hit en puissance. Pour son nouvel épisode de Ghost Recon, l’on pourra également souligner qu’Ubisoft met les petits plats dans les grands, en offrant aux joueurs un environnement incroyablement dense ; mais était-ce, pour une fois, le meilleur des paris que suivre la mode des mondes ouverts ?

Lorsque l’on y regarde de plus près, tous les derniers gros hits d’Ubisoft possédaient ce charme du monde ouvert, et, même si le bilan sera plus terne sur certains titres, force sera de constater que l’ambiance de ces titres sera suffisamment au point pour nous esquisser des sourires. C’est donc naturellement que l’on retrouve un Ghost Recon lorgnant allégrement du côté de la liberté offerte par un monde ouvert, avec des répercussions certaines sur le gameplay, désormais plus arcade. Dans les faits, vous aurez la lourde tâche de sortir indemne d’un affrontement de taille face à un réseau de trafiquants de drogue, la Santa Blanca ; pour ne rien arranger à vos affaires, ces derniers sont, en plus, aidés par l’armée que l’on surnomme L’Unidad. Rien d’insurmontable cependant pour nos Ghosts, puisque l’aventure principale ne sera qu’un enchaînement de quêtes plus ou moins importantes, un peu à l’image de ce que nous retrouvons dans tous les bons mondes ouverts.

Depuis le fiasco de certains titres en monde ouvert ; l’on évitera, ici, de pointer du doigt No Man’s Sky et son univers incroyablement vaste ; mais ô combien vide !, et l’on préfèrera signaler qu’Ubisoft tentera de rendre son univers ; l’un des plus vastes que le studio aura réussi à créer, plus dense et complet que jamais, avec sa pléthore de quêtes annexes, de véhicules à utiliser et autres lieux à explorer et libérer de l’occupation. Rien de novateur jusqu’à présent ; on pourrait même y voir un semblant de Just Cause, mais l’on se plaira à s’immerger très rapidement dans ce lieu gigantesque, et chatoyant au possible.

Car oui, et une fois n’est pas coutume du côté d’Ubisoft, difficile de mettre à défaut les graphismes que le titre met en avant, puisque ces derniers sont convaincants au possible. Ainsi, les décors parviennent à nous éblouir par endroit, tout en se montrant assez diversifiés ; tout du moins dans les premières heures de jeu, pour ne pas lasser le joueur ; qui est un fait certain dans les jeux à monde ouvert. Avec une distance d’affichage plus que correct et des éléments d’une incroyable beauté et saisissants de réalisme (l’on pense alors aux nuages portant une ombre par exemple), l’on ne pourra que regretter ce clipping persistant si l’on désire chipoter, de même que l’on soulignera quelques animations, pas toujours très crédibles ; rien de toutefois très négatif, puisque l’on reste constamment pris dans les échanges de salves ou autres phases plus furtives, et que l’envie de progresser est bien présente.

Test de Ghost Recon Wildlands sur PS4 et Xbox One : Histoire de viser encore plus grand

Là où Ghost Recon Wildlands parvient encore à frapper fort ; malgré son statut de monde ouvert, c’est par les nombreuses possibilités qui sont ; réellement, offertes aux joueurs. Si les audacieux ; et les plus impatients, fonceront dans le tas en prenant le risque que les ennemis appellent des renforts, les autres préfèreront rester loin, marquer les ennemis et avancer à coup de silencieux bien placé. Très libre dans son déroulement, Ghost Recon Wildlands permet également de choisir sa propre voie après la création de son Ghost, et l’on appréciera ce choix, nous laissant nous rendre dans les zones compliquées à n’importe quel moment ; notons toutefois que certaines actions ne seront possibles qu’après avoir découvert un dossier particulier, ou après un interrogatoire bien mené. S’il parvient à convaincre dans sa jouabilité en général et offre de bonnes sensations lors des tirs (évoquons rapidement la personnalisation des armes) ; très, très loin de l’époque de Far Cry 2 pour notre plus grand plaisir, l’on pourra toutefois pester, une nouvelle fois, sur la physique des véhicules, parfois en plein désespoir ; un peu à l’image de ce que nous pouvions trouver dans Watch Dogs 2.

S’il n’y a pas grand chose à dire sur la bande son qui rend un vrai hommage à la Bolivie locale, ni aux doublages dans le bon ton et sur certaines musiques entrainantes, l’on se penchera directement sur le contenu du titre, qui offre une bonne durée de vie, si tant est que l’ennui ne viendra pas frapper à votre porte. Car oui, si les premiers instants en Bolivie sont chatoyants, l’on ne pourra aucunement nier que la redondance des actions auront raison de vous, mais uniquement si vous évoluez ici en solo. En coopération, Ghost Recon Wildlands se montre incroyablement prenant et parcourir ces terres n’aura jamais été aussi fun. Vous l’aurez compris, à plusieurs, les possibilités sont nombreuses, presque illimitées, et il ne sera pas rare de créer des diversions pour mener à bien une mission ; un pur régal et un bonheur sans précédent. À la rédaction, et après un The Division très fermé et nerveux, le nouveau titre multi par excellence est trouvé ; difficile de dénicher mieux à l’heure actuelle.

Au final, nous ne pouvons que constater que ce premier essai de Ghost Recon dans la nouvelle génération ; le dernier opus datant tout de même de 2012 !, apporte un vent de fraîcheur non-négligeable, bien qu’un fâcheux air de déjà-vu ne tardera pas à poindre. Si le constat est normal dans une telle configuration, cela ne pourra jamais enlever les nombreuses qualités que possède le dernier-né d’Ubisoft, et ce charme fou d’un pays en proie à la drogue. Si vous hésitez encore devant l’acquisition du titre, une partie en multijoueurs avec vos amis devrait suffire à vous convaincre ; parole d’une rédaction accro.

  Verdict !  
Graphisme

Difficile de critiquer ; graphiquement, les jeux Ubisoft. Une fois n’est pas coutume, ce soft est d’une incroyable beauté et offre des effets de lumière sublimes. Malheureusement, le clipping constant et quelques mauvaises animations terniront le bilan.

17 / 20
     
Jouabilité Ghost Recon Wildlands possède un atout de poids, une multiplication des genres. Rien n’est construit au hasard et l’action pure comme l’infiltration sont d’une remarquable justesse, à l’image des sensations lors des tirs. En revanche, l’on pourra retrouver quelques curiosités sur le moteur physique des véhicules, un peu à l’image de Watch Dogs 2.
 18 / 20
     
Bande Son
Habitants de village, musiques d’ambiance, doublages dans le bon ton (bien que l’on constate quelques irrégularités dans la VF), rien n’est laissé au hasard.
 16 / 20
     
Contenu
La campagne est assez longue et offre une liberté certaine, malgré une répétitivité, certaine là aussi. Un peu à l’image des autres jeux en monde ouvert cependant, il peut être compliqué de trouver la patience de tout faire, sans marquer un temps d’ennui ; direction le multi donc
 16 / 20
     
Fun En solo, Ghost Recon Wildlands est bon, mais trouve tout son sens en multijoueurs. Dès lors, l’on ne pourra s’empêcher de penser qu’il manque un petit quelque chose pour tenir les joueurs en haleine tout au long de l’aventure ; mature. Pas grave, on rassemble les amis et l’on passera un moment exceptionnel. 15 / 20
     
   Conclusion  
     
Les plus
  Les moins
Somptueux…   …Malgré quelques lacunes techniques
Bonnes sensations   La physique des véhicules
Exceptionnel en coop !   Répétitif en solo
 
Note Finale
  16/20
Pour son retour, la licence Ghost Recon parvient à s’adapter à la « nouvelle génération », souvent remplie de jeux en monde ouvert. En prenant la direction de la Bolivie, l’on pourra trouver un univers riche et somptueux, aux qualités multiples. Certes, le titre n’est pas exempt de défauts, mais il est difficile de lui en vouloir, surtout lorsque l’on se tourne vers le multijoueurs, qui offrira une expérience digne de ce nom.
La Rédaction

La Rédaction

La Rédaction est un regroupement des acteurs de MoveForGames.

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