Test de Persona 5 sur PS4 : Une ode à la joie et à la grandeur malgré quelques défauts

Dans l’impossibilité de prendre nos propres captures, les images proviennent de l’éditeur.

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Nouvel épisode de la série Persona, Persona 5 s’impose surtout comme un phénomène de taille, un évènement marquant pour une licence qui retrouve enfin le chemin des consoles de salon, un exploit dont les derniers échos remontent déjà à l’ère de la Playstation 2, en 2008, 2009.

Ce qui fait le charme de Persona est pourtant simple, le joueur est placé dans la peau d’un lycéen, bien souvent au cœur d’intrigues ; parfois tirées par les cheveux, qui le dépassent, totalement folles, et est tiraillé entre une quête de vérité et vie scolaire. Car oui, Persona, en plus d’être un excellent J-RPG, permet de renouer avec le temps des études, que l’on se plaira à aborder.

S’il peut être difficile de s’attarder sur l’histoire de Persona 5 sans en spoiler la moindre lettre, l’on évoquera simplement le déroulement général de la licence, avant de poser les bases du 5e opus. Comme à l’accoutumer, donc, vous incarnez un jeune étudiant fraîchement transféré dans une nouvelle bourgade de campagne. Ces différents lieux ne sont jamais choisis au hasard, et l’on remarquera très vite que l’endroit possède quelque chose de surnaturel, où règnent les rumeurs et autres légendes urbaines. Il ne faut d’ailleurs jamais bien longtemps au héros pour être embarqué ; bien malgré lui, dans un univers parallèle constant, et être le témoin d’une histoire qui le dépassera. Dans le même temps, il sera question de briller lors de ses études, sans oublier de sortir pour se changer les idées. Finalement, Persona 5 ne sort pas vraiment des sentiers battus, mais se permet d’égayer le chemin, de la meilleure des manières possibles. Difficile, donc, après neuf années d’attente, de bouder notre plaisir en évoluant à Shibuya, ville servant de théâtre aux récents récits contés dans Persona 5. Toujours dans la peau d’un nouveau venant d’être transféré, charge à vous de découvrir comment les rêves de chacun peuvent avoir une telle influence néfaste sur le monde réel. Bien entendu, vous pourrez toujours compter sur votre persona ; une sorte de créatures, pour vous défendre, et sur la rencontre avec d’autres personnages, qui seront très vite embarqués dans le scénario.

C’est d’ailleurs ces derniers qui nous poussent à constater rapidement l’un des points les plus noirs du jeu, les graphismes. Attention, il n’est ici pas question de venir critiquer les décors ou le design des personnages principaux, léchés au possible et soigneusement modélisés, mais d’émettre d’énormes réserves quant à la diversité des personnages moins importants, possédant alors tous les mêmes visages et signes particuliers. Pire encore, la distance d’affichage manque cruellement de punch et il ne sera pas rare de voir des formes fantomatiques se dessiner au loin, et même à quelques mètres ; Persona 4 parvenait pourtant à faire mieux sur ce point, sur PS Vita. Si l’on ajoute à cela un popping persistant, vous aurez les défauts les plus énervants de Persona 5 sous les yeux. Énervant, oui, puisque l’ensemble se veut cohérent et les phases en villes parviennent à offrir un sentiment de voyage appréciable, notamment grâce à des graphismes soignés et des couleurs parfois vives, parfois ternes. Si le mélange fonctionne à la perfection, les combats sont également à surveiller de près, puisque, aussi bien les attaques de groupes que les personas, permettent une foule de détails. Dans une telle situation, l’on ne pourra que regretter ce passage à vide, où Shibuya ressemblerait plus à un village de clone et de masses informes.

Test de Persona 5 sur PS4 : Une ode à la joie et à la grandeur malgré quelques défauts

Si, graphiquement, Persona 5 souffle le chaud et le froid, du côté de la jouabilité, en revanche, il n’y a pas grand chose à dire. Alors que l’on conserve l’aspect roman qui est propre à chaque Persona ; comprenez par là, que vous pouvez vous attendre à d’innombrables et interminables dialogues ; sur lesquels nous reviendrons plus bas, Persone 5 étoffe légèrement ses phases de liberté, et permet de passer son année scolaire ; si nous le souhaitons, à jouer au base-ball. Sur le plan de la jouabilité en elle-même, les actions à effectuer en combat proviennent d’un choix à sélectionner, J-RPG oblige. Toujours à base de faiblesses, de résistances, d’attaques de groupes et autres joyeusetés, vous ne vous sentirez jamais perdus dans les possibilités proposées. Soulignons que si vous mettez un ennemi à terre, vous aurez la possibilité de l’extorquer, ou de lui demander de venir gonfler vos rangs après une scène d’intimidation ; petit plus positif. Si l’on devait poursuivre sur les donjons, l’on évoquera la possibilité de gagner un avantage sur son adversaire, si l’on parvient à prendre ce dernier par surprise. En tant que voleur, cette méthode est cruciale pour éviter de faire gonfler la jauge d’alerte. Car oui, si cette dernière atteint les 100 %, c’est le game-over assuré.

Chaque action que l’on effectue dans Persona 5 est ponctuée d’une musique entraînante, et ô combien jouissive. D’ailleurs, certains thèmes pourraient rappeler bien des souvenirs aux joueurs. De l’autre côté, les doublages sont toujours aussi travaillés et complètent une immersion grandissante à chaque nouvelle journée ; si vous n’avez pas encore compris que Persone 5 est un must-have par excellence, cela ne devrait plus tarder.

Si les débuts en tant que voleur peuvent s’avérer compliqués ; notamment car le tutoriel fait une bonne dizaine d’heures, une fois passé cet « entraînement », ce sont d’innombrables activités annexes qui vous attendent, et qui pourraient bien vous faire oublier votre objectif principal. Attention toutefois, puisque chaque donjon possède une date limite de réalisation, et si ce dernier n’est pas exploré avant la date fatidique, c’est un nouveau game-over qui vous attend. Pourtant, il peut être bien difficile de penser à partir à l’assaut d’un donjon, tant l’on veut faire des choses ! Entre les cours de la journée, les sorties entre amis ; utiles pour améliorer les liens d’amitié et faire gagner en puissance certains personas, voir un film au cinéma, passer du temps à la librairie pour augmenter notre intelligence ou prendre un petit boulot pour gagner de l’argent si important pour s’équiper correctement en équipement ; mais aussi pour garnir notre chambre d’une télé, et de louer des DVDs si percutant au niveau des références, une journée dans Persona 5 n’est que trop courte et certains évènements ne sont disponibles qu’une journée en particulier. Heureusement, les vacances, les dimanches et les jours fériés vous permettront de vaquer encore plus à d’autres occupations, toujours de quoi perdre la tête devant l’immensité des actions possibles ; un vrai bonheur que l’on ne retrouve nul part ailleurs. Voilà certainement ce qui apparaît comme la plus grande des forces de Persona 5 et de la licence en général, un aspect réel marqué au possible, des scénarios annexes, des quêtes facultatives et une véritable leçon de vie à n’en plus finir. Laissez-vous prendre au jeu et vous pourriez, sans réellement faire attention, oublier de passer dans le donjon pour progresser.

Au programme donc, tant de choses à voir et à faire qu’il serait impossible de tout citer convenablement. Les relations entre les personnages sont savoureuses et certains personnages valent amplement le détour, le tout, ponctué de dialogues percutants. Alors oui, l’on pourrait toujours faire quelques reproches à Persona 5, mais lorsque l’on regarde comment le soft parvient à chambouler les habitudes trop sages et gentilles des autres développeurs, l’on ne peut que tirer notre chapeau devant le travail effectué, où le moindre détail possède son charme ; vous parviendrez, même, à vous accoutumer à ces masses fantomatiques, tant l’envie de farfouiller et de tout découvrir sera grande. Toujours aussi drôle dans leurs réparties, les différents protagonistes sont une valeur sûre et l’on offrira une mention spéciale à Morgana, un chat qui ne veut pas l’être. Si le départ peut s’avérer compliqué et très dirigiste, vous arriverez vite au point de non-retour, celui, ou vous vous laisserez aller, pour passer un moment inoubliable. Difficile, aussi, de revenir sur tous les points de Persona 5, puisque, avouons-le, Persona apparaît, tout simplement, comme LE RPG de cette année, une attente loin d’être vaine.

Au final, Persona 5 parvient à sublimer la licence malgré quelques petits défauts que l’on pardonnera bien volontiers. Devant l’immensité de l’aventure et des nombreux à côté, l’on ne pourra que s’incliner et saluer l’exploit des développeurs. Humour, histoire poussée et protagonistes inoubliables seront votre lot quotidien entre 60 et 80 heures (et sans jamais voir poindre une quelconque lassitude !) ; un immanquable du genre, et une perle sur la console de Sony, malgré le fait qu’il ne possède pas de traduction Française.

 

Verdict !

   
Graphisme

Les couleurs sont flashy, les décors vivants et les animations exemplaires. Ici, tout aspire à la vie et à la gaieté, sauf, très certainement, les personnages secondaires qui se ressemblent tous. Si l’on ajoute à cela des formes fantomatiques trop souvent présentes en plein Shibuya, l’on trouvera les seuls défauts esthétiques de Persona 5, des défauts que l’on pardonnera bien volontiers.

18 / 20
     
Jouabilité Toujours exemplaire, la jouabilité se veut jouissive et permet même quelques folies lors des combats. Si vous ne serez jamais pris à défaut, l’on pestera toutefois sur les déplacements dans les donjons, pas toujours optimisés.
 19 / 20
     
Bande Son
Comme à l’accoutumer, la bande-son est remarquable et les dialogues savoureux. Difficile de critiquer ce point-là, même si l’on trouvera toujours quelque chose à dire.
 19 / 20
     
Contenu
Après un prologue relativement long ou tout vous sera expliqué pendant une dizaine d’heures, c’est une liberté incroyable qui vient s’offrir à vous. Alors que vous pourrez passer vos journées comme bon vous semble ; entre travail de soir, révisions, loisirs et sorties, il ne faudra pas oublier d’explorer le donjon sous peine de game-over.
 18 / 20
     
Fun Comment ne pas s’émerveiller devant un épisode de Persona ? Beau, nerveux, complet et jouissif, les surprises sont nombreuses, autant pour les nouveaux joueurs que les plus assidus. Avec tant à faire et en proposant autant de diversité dans son déroulement et autres secrets, Persona 5 vous tiendra en haleine sans jamais vous le faire regretter. 19 / 20
     
   Conclusion  
     
Les plus
  Les moins
Les références   Tuto assez long
Les dialogues   Pas toujours optimisé dans les déplacements en donjons
L’immensité proposée   Aucune traductions FR
Vie sociale  
Bande-son
Note Finale
  18/20
Nous l’attendions, et cela n’était pas sans raison. Capable d’allier avec brio J-RPG et vie quotidienne d’un lycéen, la licence Persona est incroyable, et ce Persona 5 lève encore un peu plus la barre. Certes, l’on remarquera toujours quelque légers problèmes, mais ce n’est rien comparé à ce que le titre parvient à proposer. Incroyable en tout point, Persona 5 est LE jeu à faire cette année, malgré le fait qu’il ne possède pas de traduction Française. Coup de cœur assuré !

XCh4oSX

Joueur invétéré, j'aime changer d'univers et reste à la constante recherche du successeur de Shenmue ; bien sûr, je n'oublie pas Yakuza et Persona, ni ces chers Sonic et Conker.

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