Test de Resident Evil 7 sur PS4 et Xbox One : Horrifique et exemplaire en VR

Images éditeur / Test effectué à partir d’une version commerciale.

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[Total : 3    Moyenne : 3.7/5]

Attendu par certains, redouté par d’autre, le retour de la licence Resident Evil se devait de marquer les esprits après des épisodes très ; trop, orientés action. Sur le papier ; comme manette en main, Resident Evil 7 parvient à renouer avec ses origines tout en proposant des idées qui sont les bienvenues ; malgré cela, l’action pure et dure reste toujours très ancrée, notamment dans les dernières lignes droites.

Il n’est alors pas réellement question d’hésiter à se lancer dans l’aventure offerte par Resident Evil 7. Si le titre de Capcom affiche une histoire assez simple ; vous incarnez Ethan, qui, suite à un message de sa belle pourtant disparue depuis trois ans, décide de tenter de la retrouver et se rend en Louisiane pour cela, l’on se plaira à découvrir un récit plus complexe qu’affiché, une bonne aubaine de se laisser prendre au jeu dès les premiers instants et de faire abstraction du dernier épisode en date, qui laissait l’histoire de côté, notamment pour permettre des affrontements surhumains ; souvenez-vous de ces coups de poing imparable et hautement efficaces. Bien sûr, l’on ne parle pas ici de l’épisode Revelations 2, qui ne fait pas partie des jeux principaux, mais bien de Resident Evil 6, alors sortit en 2012.

Depuis, les joueurs n’avaient qu’une hâte, renouer avec les origines de Resident Evil et se permettre une aventure horrifique convaincante, misant plus sur la pression morale et physique du joueur qui osera s’aventurer dans les lieux présents, qu’une copie insipide d’un titre qu’on ne citera pas. Certainement entendus par les développeurs, les joueurs ont alors tout le loisir de goûter à Resident Evil 7, un soft qui ne laissera indifférent personne, spécialement si l’on s’y aventure en réalité virtuelle, avec le casque de Sony, dans un premier temps tout du moins. Car oui, dans Resident Evil 7, ce qui saute directement aux yeux, c’est le passage de la série en mode de vue à la première personne, ne faisant que renforcer l’immersion et l’oppressante idée que l’on ne se trouve pas seul dans ce manoir décrépi (et dans les autres lieux visités). Adopter cette nouvelle vision permet de découvrir Resident Evil sous un nouveau jour, un jour glauque et sombre au possible, ne laissant que peu de place à la sécurité ; sursauter suite à un bruit inquiétant sera votre lot quotidien et il sera parfois très compliqué de se remettre des émotions nous envahissants. Ici, l’on retrouve des graphismes assez soignés dans l’ensemble, bénéficiant d’effets de lumières convaincants et cachant parfaitement des textures un peu plus grossières que ce qu’à quoi nous étions en droit d’attendre. Fort heureusement, Resident Evil 7 se montre régulier dans ses efforts et possède une fluidité exemplaire, où une baisse de framerate ne vous fera jamais défaut. D’un autre côté, l’on sera ; en fonction du joueur, émerveillé ou horrifié devant les nombreuses scènes qui se dressent devant nous. La famille Baker étant loin d’être la plus joyeuse des tribus, chacune de leurs apparitions ; surtout celles de Marguerite, pourraient bien vous laisser des séquelles permanentes, d’autant que leur modélisation est remarquable ; et terrifiante.

Si, graphiquement, Resident Evil 7 parvient à faire le boulot ; même en réalité virtuelle sur laquelle nous reviendrons plus bas, le titre se montre également à la hauteur sur le plan de la jouabilité, malgré quelques lacunes parfois énervantes. Alors que l’on incarne un personnage qui déteint royalement avec les jeux d’action que l’on trouvait auparavant, l’on pourra se crisper devant la lenteur et la raideur du personnage, même si ce dernier peut toujours se retourner rapidement et améliorer un peu ses statistiques. Réussir à se retourner rapidement n’est d’ailleurs pas anodin, puisque la fuite est l’une des parties majeures de l’aventure ; du moins dans les premières heures. Comprenez par là qu’il ne vaut mieux pas affronter l’un des membres de la famille Baker, ces derniers étant tout simplement invincibles. Dès lors, l’on se surprendra à fuir à de nombreuses reprises, mais aussi à se cacher pour ne pas perdre une vie si précieuse ; ici, pas de checkpoint, Resident Evil 7 nous offre un juste retour et un bel hommage avec les salles dédiées à la sauvegarde ; des salles que l’on se plaira à abuser à de nombreuses reprises, puisque les ennemis n’ont pas « l’autorisation » de nous y suivre ; un bon moment pour reprendre son souffle avant de poursuivre l’expérience.

Test de Resident Evil 7 sur PS4 et Xbox One : Horrifique et exemplaire en VR

S’il s’apparente plus à un jeu d’exploration, il est un hommage que l’on aurait préféré ne pas voir ; ou revoir, celui du sac à dos et des emplacements parfois horripilants (ndlr, ceux qui ont connus le problème des clés ne sauront que trop bien ce que l’on évoque ici). Bien sûr, il est possible de trouver de nouveaux sacs à dos ; et pensez bien à les ramasser !, mais l’on regrettera bien vite ces nombreux allers-retours obligatoires dans la demeure. Fort heureusement, Resident Evil 7 jouit d’un level-design à la hauteur de la tâche demandée et l’on oubliera bien vite cette mauvaise passe. S’il existe toujours des énigmes ; à la difficulté croissante, mais jamais bien relevée, l’on se souviendra surtout de la dernière partie du titre, qui est une ode à l’action, où l’on défouraille à tout-va. Dans les faits, l’on appréciera tout de même cela, puisque l’on abordera ce défouloir comme une évacuation du stress qui s’est accumulé jusqu’alors. L’on pourra toutefois regretter de ne pas trouver un juste-milieu convenable. Autre aspect malheureusement moins jouissif de cette jouabilité portée sur la vue à la première personne, un certain inconfort lors des phases les moins permissives, qui rend, par exemple, les combats contre certains boss assez tortueux. Outre cela, le personnage répond suffisamment bien pour nous offrir de belles sensations, un peu à l’image de ce que nous retrouvons sur le plan sonore.

Aussi inquiétante que les graphismes et ce sentiment de dégoût permettant, la bande-son est une véritable merveille du genre et offre des passages insoutenables où l’on sursautera à chaque craquement de plancher ; surtout avec un casque sur les oreilles. Mais là ou le bat blesse, c’est dans le contenu à proprement parler. Dans cette catégorie, Resident Evil 7 ne fait pas partie des ténors, et l’aventure peut être bouclée en une dizaine d’heures, un peu plus si vous êtes un amateur d’objets à collectionner. Trouver et visionner les VHS (optionnelles), ne demande pas réellement d’efforts non plus, d’autant que ces dernières vous donneront de grands indices pour la suite du récit, ne faisant alors que faciliter la continuité. Dommage.

Qu’on se le dise, et personne ne peut le nier, Resident Evil 7 fut pensé pour la réalité virtuelle, et, sans cette dernière, l’on aurait eu droit à un jeu un poil plus beau graphiquement. Pour réussir à s’approprier la VR ; et cette exclue PSVR d’une année, Resident Evil 7 se devait de faire des concessions. Mais, une fois le casque sur la tête, l’on oubliera bien vite ce léger aliasing qui pourrait nous piquer les yeux, et l’on se retrouve vraiment plongé dans un monde à part, un moment redoutable que l’on se doit de franchir pour sortir grandi. Ici, les effets de surprise ; qui pouvaient parfois tomber à plat lors du jeu sur un écran normal, prennent une toute nouvelle dimension et reculer d’effroi sera votre seule envie (et votre seul réflexe). Très réussi sur ce point, Resident Evil 7 peut se targuer d’être le premier AAA à tirer pleinement parti de la réalité virtuelle, et réussit plus qu’honorablement à faire tressaillir le plus endurci des joueurs. Toujours avec le casque, l’on aimera les mouvements de têtes de notre personnage et la possibilité de surveiller ; en se penchant, les couloirs et autres pièces fermées ; tout comme regarder à travers les fissures d’un mur ! Bien qu’il soit déjà très prenant, c’est bien en VR que Resident Evil 7 dévoile tous ses atouts, des atouts que l’on se plaira à apprécier, d’autant que l’on ne constatera aucune gêne ni nausées lors de l’utilisation ; cela dit, il faut être très fort et endurant pour faire l’aventure d’une traite en VR ; certaines scènes sont vraiment, vraiment flippantes.

Au final, Resident Evil 7 se permet de renouer avec ses origines, en y reprenant les forces, comme quelques faiblesses, l’inventaire en tête. Le tournant effectué avec cette vue à la première personne pourrait choquer les néophytes de la série, mais l’on se remettra très vite sur pied, notamment avec une réalisation exemplaire et pensée pour la VR. Aventure convaincante malgré des petites lacunes, le travail opéré par Capcom se veut jouissif et parvient à nous faire oublier, par un level-design exemplaire, ces moments plus rageants. Bien qu’il soit peut-être trop court sans proposer de contenus annexes ; l’on n’évoque pas ici les DLC prévus, Resident Evil 7 a des allures de maître.

Verdict !

     
Graphisme

Pensé pour la réalité virtuelle, il est certain que Resident Evil 7 a dû revoir ses intentions à la baisse. Cependant, l’on retrouvera de beaux effets de lumière et une surprenante modélisation des personnages ; sans compter le gore à l’extrême.

16 / 20
     
Jouabilité Parfois lourd et raide, Ethan se montrera tout de même assez technique. Facilitant l’immersion, la vue à la première personne aide convenablement la jouabilité et la tire vers le haut, si l’on fait abstraction des difficultés que l’on aura lors de certains combats.
 16 / 20
     
Bande Son
En optant pour une VO sous-titrée, l’on ne pourra qu’être bluffé du résultat. Ajoutons à cela les bruits inquiétants qui peuplent les environnements, et l’on ne manquera pas de connaître quelques sursauts.
 17 / 20
     
Contenu
Puisqu’il faut bien des défauts plus gros que d’autres, l’on pointera du doigt le contenu, loin d’être à la hauteur ? Avec une aventure bouclée finalement assez vite, l’on n’aura pas de vrais intérêts à y retourner, sauf en VR, qui reste une expérience à couper le souffle.
 15 / 20
     
Fun Retrouver un véritable opus de Resident Evil peut émoustiller. Comme nous étions en droit de l’espérer, le dernier-né de Capcom est maîtrisé et allie l’exploration et l’action ; mais sans juste-milieu. Qu’importent les problèmes, le fun de parcourir ces lieux malsains est présent et le plaisir est plus que décuplé en VR ! 19 / 20
     
   Conclusion  
     
Les plus
  Les moins
Resident Evil !   Les dernières heures
Un presque retour aux sources   Des combats de boss brouillons
Une ambiance incroyable  
Magistral en VR  
Note Finale
  17/20
L’attente ne fut pas veine pour les nombreux joueurs en mal de véritable Resident Evil. S’il parvient à occulter de nos esprits le brouillon Resident Evil 6, Resident Evil 7 possède tout de même de légers défauts, que l’on désire passer outre, absolument. L’on retiendra surtout cette ambiance incroyablement oppressante et dérangeante, et, si vous vous aventurez dans l’aventure en réalité virtuelle, vous pouvez amplement rajouter un petit point de plus ; un must-have.
La Rédaction

La Rédaction

La Rédaction est un regroupement des acteurs de MoveForGames.

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