Test de Tales of Berseria : Un retour convaincant pour la série, malgré un aspect daté

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[Total : 3    Moyenne : 3.7/5]

Après une constante chute sur le plan de la qualité ; inutile de marcher une nouvelle fois sur Tales of Zestiria, la licence Tales of s’offre un nouvel opus sur PS4, quelques mois après sa sortie sur les consoles Japonaises. Le constat sera-t-il meilleur et permettra-t-il de redécouvrir une belle aventure ? Certainement, oui, surtout si l’on fait abstraction d’un aspect graphique désormais trop vieillot.

Fait historique et à souligner d’emblée, voici la première fois dans l’histoire des Tales of, que le joueur est sur le point d’incarner, non pas un héros, mais bien une héroïne (nous n’évoquons pas ici, Tales of Xillia). Si cela peut faire plaisir, l’on peut aussi redouter cette convergence, surtout lorsque l’on se plonge dans les premières minutes et que l’humour s’en retrouve impacté. Pas de panique néanmoins, et savourons le nouveau récit conté, celui qui bousculera les évènements à venir, avec un aspect de revanche, très ponctué. Si tout commence pour le mieux pour Velvet Crowe, il ne faudra pas longtemps pour que la situation dégénère et pour que celui qu’elle pensait être comme un homme irréprochable, ne devienne une bête cruelle, prête à sacrifier un enfant pour changer radicalement la face du monde. Dès lors, notre jeune héroïne ; alors encore très faible, se changera également en quelque chose de différent, et n’hésitera pas à retourner le monde pour retrouver celui dans lequel elle portait sa confiance.

Si le pitch n’est pas des plus novateur, il a au moins le mérite de tenir le joueur en haleine, qui n’aura qu’une hâte, découvrir les tenants et les aboutissants de l’aventure. Avant même de s’immerger plus loin et de parler des graphismes, l’on soulignera que l’on possède une histoire forte, avec foule de personnages intéressants et attachants et qu’il ne sera pas vraiment compliqué de se laisser prendre au jeu, malgré un aspect visuel qui commence à dater, surtout lorsque l’on se rend compte sur l’on se trouve bien sur PS4.

Ici, les décors en extérieur sont principalement vides, tandis que les cavernes et autres donjons jouissent d’un level-design assez horripilant. Cela est d’autant plus rageant qu’un clipping incompréhensible se joint à la fête et que certains PNJ se montrent finalement très robotique. L’on pourra alors rééquilibrer la balance en évoquant le design soigné des personnages principaux, ainsi que leurs animations durant les combats (ndlr : mais où sont-ils lors des conversations ? Très dérangeant lorsque quatre voix s’élèvent, mais que l’on reste seul face à un mur). Ces mêmes combats sont d’ailleurs le moment propice d’évoquer la fluidité impeccable des enchaînements et autres effets visuels qui en mettent plein les yeux et permettent de nous rappeler que l’on se trouve bien sur PS4, et non sur un remake d’un opus précédent. Lorsque l’on parle de la série des Tales of, il est également impossible de ne pas sourire à la pensée des cinématiques, et ces dernières sont toujours aussi jouissives dans Tales of Berseria, bien que malheureusement trop peu nombreuses au fil de l’aventure.

Alors, certes, Tales of Berseria ne brillera pas forcément par ses graphismes en demi-teinte et trop datés, mais possède toujours une force exemplaire, celle d’une jouabilité sans faille et qui peut correspondre à tous les types de joueurs. Ici, l’accent aura été mis sur l’action la plus pure, mais l’on ne perd rien de l’aspect stratégique que possédait la licence. Toujours à base de combos souvent dévastateurs, il faudra faire attention aux types d’ennemis que l’on affronte, sous peine de voir nos attaques nous revenir en plein visage. Chose assez rare, mais qui apporte une certaine lecture des actions, comme la garde, qui, une fois améliorée et chargée, permet d’infliger un coup souvent critique et capable de redonner l’avantage à notre petite escouade, en vue de lancer l’ultime attaque qui nous gratifiera d’un bonus d’expérience et de butin. Déstabilisant de primes abords, le système de combat se rapprochera finalement très vite de ce que l’on connaissait et l’on ne sera pas vraiment perdu lors des affrontements ; une fois les combos assimilés, il ne sera d’ailleurs pas rare d’écraser ; littéralement, les boss les plus retors, nous obligeants à augmenter le niveau de difficulté pour ne pas avancer trop rapidement ; un comble, mais terriblement jouissif. Notons d’ailleurs que l’on peut augmenter l’efficacité de nos attaques en planifiant à l’avance, et grâce à un menu, les artes que l’on utilisera au 2e, 3e, ou 4e stade d’un combo, et que l’action à l’écran reste lisible, malgré une multiplication d’attaques (toujours sur le plan des précisions, le changement de personnage se fait à la volée et permet une attaque combinée, là aussi, appréciable). Précisons toutefois que les nouveaux joueurs pourraient être perdus devant l’immensité de la tâche demandée, puisque l’on retrouve bien trop de tutos à assimiler.

Test de Tales of Berseria : Un retour convaincant pour la série, malgré un aspect daté

Que l’on soit un adepte de la première heure ou simple voyageur, l’on parviendra aisément à profiter de ce qu’offre ce Tales of Berseria, qui est porté par une bande son d’exception, comme toujours allons-nous dire. Que ce soit les musiques ; parfaitement ambiantes, le jeu d’acteur (Anglais et Japonais), ou les nombreux bruitages, tout est maîtrisé à la perfection et s’imposera comme la gomme des défauts précédemment cités. Alors que l’émotion est lisible tant elle est présente, nous ne pourrons qu’être sous le charme de la voix de Velvet, cette héroïne qui se prête plus à s’imposer comme un anti-héros, et qui marque le principal changement de la série.

Si l’histoire principale vous tiendra durant de très nombreuses heures ; ajoutez quelques heures à cause des multiples allers-retours demandés pour progresser dans le scénario, l’on appréciera faire une partie de cartes ; qui ressemble à un sept familles, retrouver des souvenirs en jouant le serveur dans une auberge ou encore s’essayer à d’autres mini-jeux tout en partant à la chasse aux monstres plus féroces (ndlr : nous éviterons de parler de l’absence de véritables quêtes annexes). Bien entendu, Tales of Berseria offre d’autres challenges ; comme l’acquisition de tous les titres par exemple, et les points (monnaie vous permettant de conserver tel ou tel élément de jeu) sont toujours de la partie. Pour atteindre les 100 % et obtenir l’intégralité des costumes et déguisements ; ndlr : on aime bien Yuri, n’ayez pas peur et retrousser convenablement vos manches puisqu’une grandiose épopée vous attend.

Alors que l’on pourrait presque regretter l’absence d’un monde ouvert ; à notre époque, retrouver un enchaînement de couloirs est assez compliqué, force est de constater que Tales of Berseria parvient à se montrer aussi fun à parcourir que nous l’espérions. Seule une légère lassitude pourrait se faire sentir lorsque l’obligation des allers-retours est présente, mais, mis à part ça, l’on peut compter sur un soft suffisamment varié et ponctué pour nous faire oublier cela. L’on appréciera également se lancer dans le mode expédition qui nous met à la tête d’un navire en quête d’objets sur les océans, capable de nous faire oublier des passages plus poussifs ; bien que ce dernier ne soit qu’une sorte de jeu mobile free-to-play, où l’attente est votre meilleure arme.

Au final, Tales of Berseria se veut consistant et parvient à nous faire oublier un Tales of Zestiria moins savoureux. Si l’on sera sous le charme de l’histoire, de son anti-héroïne, d’un aspect action poussé et assumé, et de la bande-son, l’on pourra toujours pester sur ces graphismes d’un autre âge et qui sont loin de faire honneur à la PS4 ; d’autant qu’ils sont génériques au possible. Malgré cela, Tales of Berseria apparaît comme un retour fulgurant de la licence, une réussite qui gomme amplement les petits défauts plus ou moins agaçants ; attention aux nouveaux joueurs, les nombreux tutoriels pourraient presque vous donner la migraine.

Verdict !

     
Graphisme

Dans son ensemble, Tales of Berseria n’est pas très joli. Les décors sont génériques et certains PNJ sont robotiques. Alors que l’on aurait pu se croire sur un remake d’un ancien opus sortit quelques années plus tôt, les effets de lumière nous rappellent à la raison. Malheureusement, les effets de lumière et le design appréciable des personnages ne sauveront pas le bilan, mais parviendront à remettre le titre dans le droit chemin.

14 / 20
     
Jouabilité Beaucoup de tutos ; peut-être même trop pour les nouveaux joueurs ! Les anciens ne seront, en revanche, pas perdus, et l’action est lisible malgré l’enchaînement de techniques. L’on appréciera les esquives et les gardes, améliorables pour plus de puissance, ou de soutien ; de son côté, le changement de personnages se fait à la volée et rien ne vient ralentir l’action effrénée.
 18 / 20
     
Bande Son
Que l’on s’essaye aux voix Japonaises comme Anglaises, le bilan est remarquable. Le doublage de Velvet est à montrer dans les écoles et l’on parvient à ressentir l’émotion lorsque la trame s’y prête. Les musiques, quant à elles, collent parfaitement à l’action, mais manquent de punch par moment.
 18 / 20
     
Contenu
Entre l’histoire principale, la chasse aux monstres, les mini-jeux, les titres, les costumes, les accessoires, le mode expédition et on en passe, Tales of Berseria se veut conséquent. Atteindre les 100 % vous demandera un joli planning ; la marque de fabrique des Tales of.
 18 / 20
     
Fun Désormais très orienté action, Tales of Berseria est jouissif à parcourir, malgré des moments poussifs. Si l’on fait abstraction des allers-retours et de la lenteur (dans les premières heures) du personnage, l’on ne décrochera pas de son écran. 17 / 20
     
   Conclusion  
     
Les plus
  Les moins
Les doublages   Graphiquement vide !
Une histoire prenante   Trop de tutos pour les nouveaux
Le meilleur système de combat à ce jour dans les Tales of    Des allers-retours
Une anti-héroïne incroyable  
Note Finale
  16/20
Entre Tales of Zestiria et Tales of Berseria, le choix sera rapidement fait. S’il possède toujours quelques défauts parfois agaçants ; comme ces graphismes d’un autre âge, Tales of Berseria parvient à nous faire oublier un Tales of Zestiria qui était sur une pente glissante. C’est une belle réaction à laquelle nous assistons, notamment grâce à une histoire bien rodée et à un personnage principal charismatique et intéressant à suivre. L’on ne sera pas passé loin d’un coup de cœur !
La Rédaction

La Rédaction

La Rédaction est un regroupement des acteurs de MoveForGames.

4 pensées sur “Test de Tales of Berseria : Un retour convaincant pour la série, malgré un aspect daté

  • 25/02/2017 22 h 57 min à 22 h 57 min
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