Test de The Inner Wolrd sur Xbox One et PS4 : Un Point’n Click assez fou

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Pour ne pas changer des récentes habitudes, voici un autre jeu qui s’offre ; enfin, une sortie sur consoles de salon, et ce, bien après une première aventure sur les PC. The Inner Wolrd est enfin là, sur Xbox One et PS4, et offre une aventure riche en personnages hauts en couleur ; de quoi nous faire craquer et nous laisser partir à la recherche du vent disparu en plein Asposia, ce monde mystérieux.

En une seule phrase, l’histoire de The Inner World vient d’être exposée. S’il fallait rentrer un peu plus dans les détails, nous évoquerons alors le fait que l’on incarne Robert, qui, après une première série de péripéties, partira avec Laura ; sa nouvelle amie, mais que rien ne laissait l’entrevoir de prime abord, pour élucider le mystère de la disparition du vent. Bien sûr, l’on assiste à quelques rebondissements au cours de l’histoire, permettant de vivre un récit moins plat que ce que nous aurions pu penser ; et il faut le dire, le style graphique aide beaucoup à l’immersion dans ce récit.

En effet, la première chose qui pourra sauter aux yeux, c’est bien le style graphique qu’arbore le titre, un style cartoon très appréciable, qui permet, lors des cinématiques, de retrouver les plus grandes heures du dessin-animé, notamment grâce à de bonnes animations, et autre faits souvent rocambolesques. Que l’on visite les bas-quartiers, les marécages, les bars ou autres temples, The Inner Wolrd jouit d’un souci de détails assez conséquents, offrant souvent la possibilité au joueur de se perdre dans les nombreux détails affichés ; qu’à cela ne tienne, c’est un exemple à suivre.

Le principal changement de The Inner World face à sa version sur PC, nous vient tout droit d’une jouabilité revue, notamment pour se fondre dans le décor d’une console de salon. Ici, l’on conserve un aspect Point’n Click assez évident, mais ce dernier évolue, en même temps que la manette. Jouable entièrement au pad, le personnage se contrôle bien, certes, mais l’on pourrait regretter un manque de flexibilité lorsque nous cherchons à activer une interaction bien précise. Lors de vos pérégrinations, il ne sera alors pas rare de pester sur cet aspect, un peu plus en retrait que le reste de l’aventure, qui elle, de son côté, ne cessera de se sublimer de la plus belle des façons, et nous donnera l’envie de poursuivre, sans jamais sourciller.

Test de The Inner Wolrd sur Xbox One et PS4 : Un Point’n Click assez fou

Cette même aventure sera alors ponctuée de cinématiques ; parfois très courtes, mais qui permettront de mettre en valeur la qualité des doublages, des doublages mettant clairement en lumière l’aspect niais de Robert, loin de se rendre compte de la lourde tâche qui lui incombe, à lui et son désormais fameux nez de flûte. En revanche, et si les nombreuses conversations entre les protagonistes valent le détour, l’on ne pourra pas en dire autant de l’ambiance sonore en générale, et l’on ne sera que déçu de l’absence flagrante de musiques, et de moments épiques.

Alors que The Inner World n’est pas spécialement très long et que sa rejouabilité est anecdotique, certaines énigmes et autres enchaînements d’actions demanderont pas mal de temps ; et surtout de jugeote, pour en venir à bout. Utiliser de l’alcool d’un bar pour en faire, un peu plus tard, de la colle, ou encore utiliser du miel pour le coller sur le front d’une bestiole, afin d’attirer les mouches et laisser le passage libre à un avion en papier, voici le genre d’énigmes qui peuvent vous faire face ; des énigmes décalées, oui, rarement stressantes, mais possédant, parfois, une grande difficulté. Heureusement pour le joueur, un système d’astuces est présent pour faciliter les énigmes, allant même jusqu’à les simplifier au maximum, avec la solution affichée. Si les puristes ne se pencheront jamais sur la question, les néophytes, de leur côté, n’hésiteront pas un instant, d’autant qu’il faudra se montrer à l’aise pour évoluer dans The Inner World, ainsi que pour comprendre quelques-unes des blagues osées. En effet, et une fois n’est pas coutume, la langue de Molière est mise de côté, ne laissant que l’Anglais et l’Allemand sur un piédestal ; triste constat pour les amoureux du genre et des expériences marquantes, mais réfractaires à l’apprentissage d’une langue nouvelle.

Pour ceux qui sont restés et qui parviendront à se lancer pleinement dans le récit de The Inner World, il ne fait nul doute que le plaisir de jeu aille de pair avec la qualité du titre. Car oui, si l’on parvient à se laisser happer par les péripéties affichées à l’écran, l’on pourrait bien se plaire à découvrir un récit plus construit ; et plus riche, que ce à quoi nous nous attendions. Point’n Click oblige, il faut cependant aimer rechercher les actions à effectuer pour progresser, et certaines se veulent assez tordues.

Au final, The Inner World est un de ces récits dont personne ne peut se lasser, si tant est que le joueur en question parvienne à rentrer dans l’univers hautement graphique et mignon du soft. La principale force du titre peut aussi être une faiblesse si l’on désire pinailler un peu, puisque la richesse des décors peut parfois faire perdre la tête, devant les nombreuses interactions possibles. En dehors de cela, c’est une immersion totale que l’on vit, et la barrière de la langue est vite franchie, si l’on possède quelques bases.

   Verdict !
 
Graphisme

Dans un style graphique des plus convaincant, The Inner World propose un aspect cartoon appréciable, avec des décors et des personnages mignons. La multitude de détails parvient, là aussi, à nous enchanter, malgré le fait que le tout peu nuire un peu à la lisibilité.

18 / 20
     
Jouabilité Désormais entièrement jouable à la manette, The Inner World prendrait presque des allures de jeu d’aventure. Les nombreuses icônes et autres énigmes nous rappellerons toutefois bien vite à la réalité. Ici, l’on regrettera surtout l’impossibilité de pointer directement l’écran ; plus rapide.
 16 / 20
     
Bande Son
Rien à dire du côté des doublages, et du côté niais fièrement affiché par Robert, le héros principal. Vraiment très bons, ils déteignent cependant face à l’ambiance sonore, bien en deçà.
 16 / 20
     
Contenu
Bien qu’il ne soit pas très long à parcourir, The Inner World possède quelques passages plus compliqués à gérer. Toutefois, son système d’astuces (venant même donner la solution après de nombreux indices), parviendra à offrir un aspect très casual, sans pour autant tomber dans le ridicule. Une excellente concession pour profiter pleinement de l’histoire.
 14 / 20
     
Fun Si l’on comprend l’Anglais ou que l’on possède des bases, se lancer dans l’aventure n’est pas compliqué, et l’on appréciera chacun des instants en compagnie de Robert ; et, accessoirement, de Laura. 17 / 20
     
   Conclusion  
     
Les plus
  Les moins
Le style graphique   Une lisibilité pas toujours optimale…
L’humour   …Comme le jeu à la manette
Les astuces, pour les impatients  
 
Note Finale
  17/20
Si vous aimez les Point’n Click, il ne fait nul doute que vous serez sous le charme de The Inner World, qui possède, en plus, un style graphique cartoon et mignon ; en affichant, en plus, des personnages attachants. Si certaines énigmes peuvent s’avérer compliquées ; surtout pour le non-initié, le système d’astuces sera votre meilleur ami. Manette en main, cette expérience est chaudement recommandable, et permettra de patienter avant de retrouver l’univers, dès cet été, dans The Inner World, The Last Wind Monk.

L’avis de XCh4oSX : 16/20

Difficile de ne pas savourer comme il se doit ce The Inner World. L’aspect dessin-animé permet une cohérence dans les récits et les péripéties, tout en s’offrant une bonne dose de fantaisie. Le seul regret ; et en dehors d’une aventure assez courte, nous vient de la jouabilité, qui n’est pas vraiment optimale.

 

Deathy

Deathy

Je reste toujours en quête du digne successeur de Secret of Mana.

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