Test de Torment Tides of Numenera sur PS4, Xbox One et PC : Pour les amoureux de lecture

Score de la rédac
Score des lecteurs
[Total : 1    Moyenne : 3/5]

Images Éditeur.

D’emblée, il faut savoir que Torment Tides of Numenera n’est rien autre que le successeur de Planetscape, un titre tiré de Donjons & Dragons, qui, en son temps, est apparu comme un chef-d’œuvre aux yeux de tous. Malheureusement, cette brillante adaptation ne trouvera jamais de suite, du moins, jusqu’à ce que Torment Tides of Numenera fût annoncé.

Retour alors en mars 2013, où InXile lancera une campagne Kickstarter pour promouvoir son projet et l’afficher aux yeux du monde entier. Le succès ne se fera pas attendre, et la barre des 4 millions de dollars sera atteinte en quelques jours seulement ; preuve de l’envie et de l’excitation des joueurs, de renouer avec un univers textuel au possible, bien loin des grosses productions que nous connaissons actuellement. Cependant, le titre, s’il se qualifie lui-même comme successeur spirituel de Planetscape, est adapté d’un autre de rôle sur papier, Numenera.

Dès lors, l’on retrouve un scénario bien différent, où, dans un univers futuriste ; le 9e Monde, la magie fait loi dans les sociétés. Ici, le Dernier Reliquat, amnésique, vient à apprendre qu’il est le vaisseau d’un dieu dont l’équilibre du monde dépend. Si l’histoire se résume assez rapidement ; sans se pencher sur les multiples péripéties qui se glisseront dans la continuité de l’histoire, ce C-RPG (computer RPG) vient offrir une aventure plus textuelle que jamais, une habitude qu’il sera bon de prendre, surtout si vous êtes habitués aux jeux plus nerveux. D’ailleurs, le début de l’aventure ne laisse aucunement la place au doute, puisque, sous forme d’un prologue textuel, c’est votre personnage que vous viendrez étoffer, avec tout ce que cela implique ; les caractéristiques notamment. En fonction de vos réponses aux actions contées, votre spécialisation se fera, et des points de Puissance, Sagesse ou Célérité vous seront octroyés ; se rapprochant, finalement, toujours plus d’un jeu de rôle sur papier.

S’il possède beaucoup de textes ; parfois même peut-être trop, Torment Tides of Numenera parvient à remplir son objectif, celui de laisser l’imagination du joueur faire le plus gros du travail, malgré des décors de qualités. Car oui, bien qu’il soit essentiellement textuel, Torment Tides of Numenera n’en reste pas moins un titre avec de l’ambition, où les décors sont ; dans la plupart du temps, remarquablement travaillés. Si les graphismes apparaissent comme l’un des points forts de Torment Tides of Numenera ; notamment grâce à des textures très lissées et parfois somptueuses, l’on pourra regretter un manque flagrant de diversification dans les décors, quelques bouillies de pixels, et ces constantes chutes de frame-rate, qui pourraient nous faire regretter le début de l’aventure. Sur consoles ; essentiellement, ce sentiment d’inachevé (en terme d’optimisation) pourrait en rebuter plus d’un, d’autant que les animations ne sont, là non plus, pas toujours très justes. Toutefois, l’intérêt du titre est bien ailleurs.

Test de Torment Tides of Numenera sur PS4, Xbox One et PC : Pour les amoureux de lecture

Comme nous l’évoquions un peu plus haut, Torment Tides of Numenera est un jeu très textuel, et très bavard. Dès lors, la qualité des écrits se doivent de s’approcher de la perfection, un point que Torment parvient presque à atteindre, puisque de très légères imperfections nous rappellerons à la réalité ; mais nous savons pertinemment que la perfection n’existe nul part. Ici, l’on appréciera alors chaque ligne d’un dialogue, souvent ponctué par un choix à effectuer. Pas de panique toutefois, puisque chaque réponse amène souvent à un cheminement différent, ne laissant finalement, que peu de place à la défaite ; tout s’enchaîne pour le plus grand plaisir des amateurs du genre, qui auront laisser, depuis bien longtemps, les néophytes de la distraction sur le bas-côté de la route. Posséder tant de textes est une qualité, oui, mais l’on pourrait alors regretter que ces derniers ne laissent que trop peu de places à des phases de combats plus classiques, venant égayer l’expérience. D’ailleurs, même les combats peuvent être remportés sans réellement aller au bout de ces derniers, notamment en fonction de votre spécialisation et de vos points acquis jusqu’alors. S’ils ne sont pas déroutants et se montrent plutôt instinctifs, les combats peuvent posséder un autre aspect de l’exploration ; moins enchanteur, un manque de précision flagrant. Mais, là encore, rien de bien dommageable.

Du côté de la bande son, Torment Tides of Numenera parvient à se montrer à la hauteur, d’autant que les quelques dialogues disséminés sont corrects, et que les musiques collent parfaitement et permettent de se plonger de la meilleure des façons dans l’univers proposé. Une qualité que l’on ne peut enlever, et que l’on rajoutera au contenu, bien que ce dernier soit, à terme, en demi-teinte. En effet, si l’on appréciera les premiers pas dans l’univers, passé les premières heures ; et surtout la première moitié du récit, l’on se retrouvera devant un titre plus dirigiste, lorgnant parfois même sur l’ennui le plus total. Le manque de combats évident et la multiplication des mêmes actions pourraient bien freiner votre élan ; même si éloigner les yeux du contexte et poser le pad n’est pas chose aisée. Toujours sur le contenu, il faut savoir que les versions consoles possèdent de nombreux défauts évidents, parfois même rébarbatifs, comme ces chargements trop longs, et ces nombreuses chutes de frame-rate, comme nous l’avons déjà évoqué. Toutefois, si l’on parvient à se prendre au jeu, ces défauts pourraient se retrouver gommé, mais, en l’état actuelle des choses, la lutte est compliquée ; surtout pour parvenir à la fin de l’aventure, qui vous demandera de nombreuses et nombreuses heures de jeu. Un triste bilan pour un titre aussi prometteur et réellement pensé pour les amoureux du jeu de rôle papier.

À juste titre, il est alors compliqué de réussir à évaluer l’amusement que procure le soft ; les amoureux du genre seront prêts à partir dans l’aventure dans les meilleures des conditions, tandis que les néophytes ne parviendront pas à passer outre les dix premières de jeu, et les nombreux défauts techniques à l’écran dès les premiers instants ; ce qui est dommage lorsque l’on regarde la qualité des textes affichés ; et en Français, de surcroît. Vous aurez certainement compris que Torment Tides of Numenera n’est pas disposé à se laisser dompter par la majorité, mais ce n’est pas grave, ce dernier apparaît comme un titre pensé pour les amoureux de textes, et, sur ce seul point, Torment Tides of Numenera mérite d’avoir sa place dans votre ludothèque.

Au final, Torment Tides of Numenera est un soft exceptionnel, spécialement si l’on se penche sur le seul fait qu’il parvient, avec un brio surprenant, à offrir de vraies sensations d’imaginaire. Avec ses textes de qualités et très descriptifs, les amateurs de jeux de rôle sur papier seront dans le bonheur le plus complet, tandis que les autres auront bien du mal à accrocher. S’il fait de ses textes sa qualité première, l’on pourra en revanche pester sur une technique bancale, que l’on peut ressentir dès que l’on bouge son personnage, ou que l’on navigue dans les menus. Et c’est fort dommage !

Verdict !

   
Graphisme

Ici, ce ne sont pas forcément les graphismes que l’on appréciera le plus. S’ils permettent une immersion plus forte ; et force est de constater que certains décors sont somptueux, l’on ne pourra enlever le fait que certaines animations sont à revoir, et que le titre se trouve mal optimisé (chute de frame-frate, chargements trop longs, …)

14 / 20
     
Jouabilité Sur une base de jeu de rôle sur papier, difficile de mettre en défaut une jouabilité très légère. Si les choix et les textes ne seront jamais vos ennemis, l’imprécision des déplacements et quelques imperfections dans les phases de combats pourraient vous laisser un goût amer.
 16 / 20
     
Bande Son
Il n’y a pas grand à dire ici ; les musiques collent parfaitement aux situations, et c’est tant mieux.
 17 / 20
     
Contenu
Si Torment Tides of Numenera est suffisamment long pour tenir de nombreuses heures l’amateur de jeu de rôle sur papier, le néophyte pourrait décrocher bien vite. L’on regrettera surtout une deuxième partie d’aventure plus dirigiste et en totale contradiction avec les premiers pas effectués.
 14 / 20
     
Fun Même constat que pour le contenu. Soit l’on adhère et l’on apprécie le concept, soit l’on passe son chemin. Si l’on venait à passer outre les problèmes techniques et la certaine redondance qui peut se dégager de l’univers, l’on n’est pas prêt de céder sa place. 17 / 20
     
   Conclusion  
     
Les plus
  Les moins
Des écrits maîtrisés à la perfection…   … Mais trop de textes pour certains
Une VF de qualité   Une seconde partie moins réussie
Un jeu pensé pour les amateurs de RPG papier   De nombreux problèmes techniques sur consoles
 
Note Finale
  15/20
Pensé pour une communauté bien spécifique, Torment Tides of Numenera n’est pas avare en qualités indéniables, mais également en défauts plus frustrants. Si l’on venait à adhérer au concept ; ou si nous sommes un amateur des jeux de rôle papier, le titre d’inXile est clairement une merveille. Cependant, et bien trop ponctué de défauts techniques lourdauds, le soft n’est pas loin de passer par la case correctionnelle. Préférez, certainement, la version PC pour ne pas vous sentir floués.

XCh4oSX

Joueur invétéré, j'aime changer d'univers et reste à la constante recherche du successeur de Shenmue ; bien sûr, je n'oublie pas Yakuza et Persona, ni ces chers Sonic et Conker.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.