Dossier Capcom partie 1 : 1942, Street Fighter, Ghosts’n’Goblins, Megaman, Final Fight, Strider, Les origines d’un succès

Difficile, de nos jours, de ne pas connaître Capcom, l’éditeur et développeur à l’origine de nombreux jeux qui resteront à jamais dans l’histoire. Entre désillusions et succès sans appel, Capcom profitera d’ailleurs de ses meilleures licences en les puisant à l’extrême, allant même jusqu’à faire de l’autodérision avec le DLC de Dead Rising 3, nommé Super Ultra Dead Rising 3 Arcade Remix Hyper Edition EX Plus Alpha ; essayez seulement de le prononcer trois fois de suite, une époque sur laquelle nous reviendrons bientôt.

capcom

Pour ce dossier Capcom partie 1, il faut retourner aux origines, notamment pour mieux comprendre comment Capcom aura réussi à se démarquer de la concurrence, passant d’un simple producteur de machines de jeux électroniques, à l’un des pionniers de genres les plus importants dans les jeux-vidéo, le beat’em up, devenu le beat’em all au fil des années et le shoot’em up ; peut-on alors expliquer un tel succès du fait que Capcom se sera toujours focalisé sur les jeux, à l’inverse d’un Nintendo ou d’un Sega ? Peut-être, et pourtant, elle n’est pas si ancienne que cela comparée à ces dernières.

Vulgus

Fondée en 1979 ; contre une création dans les années 1950 pour Sega et 1889 pour Nintendo, il faudra attendre le mois de mai 1984 pour découvrir la première expérience de Capcom en jeux-vidéo, sur bornes d’arcade. Dans ses débuts plutôt timides, Capcom lancera Vulgus aux yeux des joueurs, un nom étrange qui n’évoque certainement rien aux joueurs les plus jeunes ; mais aussi à ceux de la première heure, mais qui posera toutefois les bases du shoot vertical comme nous le connaissons encore aujourd’hui. Pour son premier essai sur bornes d’arcade, Capcom frappera un grand coup et réitérera rapidement l’exploit avec un autre shoot’em up, 1942. Dès lors, l’on aurait pu penser que Capcom venait de se faire cataloguer et que jamais l’éditeur et développeur ne parviendrait à se diversifier ; pourtant, un an plus tard, Capcom mettra au point l’un des jeux-vidéo les plus marquants des années 1980, avec Ghosts’n’Goblins.

Ghosts'n'Goblins

Véritable jeu d’action – plates-formes affichant des graphismes soignés et des animations remarquables, Ghosts’n’Goblins pouvait se targuer d’afficher une difficulté hors-norme et ce n’est pas pour rien qu’il est souvent considéré comme l’un des jeux-vidéo les plus durs de toute l’histoire. Complet, prenant et possédant une maniabilité exemplaire, le succès ne tardera pas, et Capcom, après seulement trois titres, venait de s’investir d’une mission capitale, divertir les joueurs avec des expériences réjouissantes, et ô combien novatrices pour l’époque, sans jamais céder à la facilité.

Dossier Capcom partie 1 : 1942, Street Fighter, Ghosts’n’Goblins, Megaman, Final Fight, Strider, Les origines d’un succès

Deux ans plus tard cette fois-ci, en 1987, Capcom lance Megaman, un héros qui perdurera au fil des années, et qui sera capable de parler, de la plus belle des façons, aux joueurs de la génération actuelle. Le premier épisode de Megaman viendra donc confirmer l’envie de Capcom de se tourner vers les jeux-vidéo de plates-formes, sans mettre de côté une action frénétique mais toujours lisible ; bien sûr, nous évoquons, ici, les jeux-vidéo les plus marquants du développeur, ceux qui lui auront permis de devenir ce que l’on connaît aujourd’hui. Toujours en 1987, Bionic Commando fera son apparition, et, bien qu’il soit moins marquant que Megaman, parviendra à combler les attentes de nombreux joueurs. De nombreuses années plus tard, en 2008 puis 2011, deux nouveaux épisodes de Bionic Commando sortiront, sans toutefois connaître le même engouement.

1942megaman

Street Fighter 2 The World Warrior

Encore la même année, Capcom délivrera Street Fighter de sa cage et c’est bien ce dernier que beaucoup ont certainement oublié, voire n’auront même pas connu. En salle d’arcades, la puissance des coups était proportionnelle à la façon d’appuyer sur le bouton et le moins que l’on puisse dire, c’est que certains joueurs n’hésitaient pas à taper du pied pour augmenter leur force dans le jeu. Finalement, le principal défaut ne venait pas de ce concept très vite abandonné, mais bien du roster, puisqu’il était impossible de choisir son personnage ; seul Ryu était disponible pour le joueur un. Quelques années plus tard en revanche, l’on pourra découvrir le jeu de combat qui aura fait de la licence Street Fighter l’énorme succès qu’on lui connaît, Street Fighter 2 : The World Warrior, et sur lequel nous reviendrons bientôt.

Avant de conclure ce dossier Capcom partie 1, penchons-nous sur les dernières années qui séparent Capcom de l’aube des années 1990. Si, entre 1987 et 1989 l’on pourra découvrir d’autres titres de Capcom, l’histoire en retiendra deux qui auront marqué à tout jamais l’excellence de Capcom, Strider, dans un premier temps, puis l’incroyable Final Fight. Alors que le premier sera très vite considéré comme un mariage parfait d’action à l’ancienne, de graphismes haute définition (pour l’époque) et d’animations irrésistibles, le deuxième, Final Fight, fera encore plus fort en réussissant à s’imposer comme LA référence ultime du beat’em all. Avec un succès phénoménal, Final Fight ne tardera pas à être adapté sur de nombreux supports, et ces adaptations seront finalement toutes un hommage exemplaire à cette perle vidéoludique.

StriderFinal Fight

En moins de dix ans, Capcom aura réussi à se faire l’une des plus belles places dans le secteur des jeux-vidéo, et beaucoup oublient, aujourd’hui, que Capcom est toujours dans le coeur de millions de joueurs. Ceux qui auront eu la chance de grandir aux côtés de l’éditeur savent pertinemment que ce dernier est capable de surprendre à chaque instant et notre deuxième partie de dossier ; cette fois-ci des années 1990 à 2000, pourra encore réserver de très belles surprises, et de fortes histoires.

La Rédaction

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La Rédaction est un regroupement des acteurs de MoveForGames.

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