Test de Final Fantasy XV PS4 et Xbox One : Une attente finalement justifiée ?

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Que dire de Final Fantasy XV, si ce n’est que ce titre s’est très longtemps fait attendre ; peut-être même finalement trop. Toutefois, que les fans se le disent et passent le mot aux petits nouveaux, la licence n’a presque rien perdu de sa sublime, et propose une nouvelle aventure plus décalée qu’à ses origines. Presque, oui, car il ne faut pas le cacher, Final Fantasy ne tient pas réellement toutes ses belles et nombreuses promesses.

 Alors que vous incarnez Noctis, fils d’un roi à la renommée qui n’est plus à faire, vous ne découvrirez pas une histoire nouvelle, un conte possédant ses surprises et autres démarcations, mais un récit tout ce qui est de plus banal, composé d’une histoire d’amour, d’amitiés fraternelles et de la chute d’un empire et de ce que cela implique (fort heureusement, quelques rebondissements sont de la partie malgré une fin à double tranchant). Voici ce qui sera votre quotidien pour les prochaines dizaines d’heures que vous accorderez à ce voyage ; allez, centaines si vous êtes un féru de pêche et autres secrets en direction des 100 %, une excursion qui, même si elle loin d’être exempte de défaut, ne pourra aucunement vous laisser de marbre.

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Fait inconcevable dans un Final Fantasy, les personnages principaux pourraient diviser les foules, et les regrouper en deux clans bien distincts. Si l’on trouvera d’abord les réfractaires et loin d’être ouverts au boys-band que Final Fantasy XV propose, les autres, en revanche, découvriront un quatuor de choc, moins niai qu’il n’y paraît et bien plus mature que ce que nous étions en droit d’attendre et s’imposeront comme les fervents défenseurs de ce changement. Avec un look bien défini, il est certain que tous les joueurs n’accrocheront pas aux héros de cet opus, mais ceux qui parviendront à passer les premières minutes pourraient bien se laisser aller à apprécier les répliques des personnages. Des répliques que l’on trouvera même en Français, et d’une excellente qualité ; chose assez peu commune pour être soulignée. Ces dernières viennent alors compléter une bande-sonore incroyable, une œuvre de Yoko Shimomura, qui signe là, un premier essai remarquable après s’être notamment démarquée suite à son travail sur la série Kingdom Hearts ; entre autres. Par ailleurs, les longs déplacements sur la carte du monde permettront aux nostalgiques de retrouver certaines des musiques les plus marquantes de l’histoire de Final Fantasy ; et c’est certainement le point fort de ce Final Fantasy XV, sa bande son.

Outre cela, les premiers instants ne trompent pas et une phrase retient l’attention, « Un Final Fantasy pour les fans et les nouveaux venus » ; cette dernière pouvait prétendre à offrir une aventure exemplaire et unique, seulement voilà, le constat ; et surtout le bilan final, se voudra plus terre-à-terre, moins enivrant et magique qu’à la grande époque, laissant les nouveaux joueurs sur le bas-côté de la route, tandis que les vétérans pesteront parfois sur les combats, qui, même s’ils sont très énergiques, jouissent d’une caméra parfois trop folle et d’actions bien trop bordéliques pour être pleinement appréciées. Fort heureusement, l’on pourra acquérir de nombreuses compétences afin d’améliorer nos partenaires ; notamment pour les rendre moins « amorphes », tandis que l’on récupérera différents composants au sol et sur les ennemis pour améliorer certaines de nos armes. Rien de très transcendant, certes, mais suffisamment prenant pour combler un joueur désireux d’améliorer ses dégâts, qu’ils soient physiques ou magiques. Si les combats ne resteront pas dans les mémoires, certaines séquences valent autrement plus le détour, comme ces affrontements contre des ennemis immenses, ou les invocations, aussi terribles qu’efficaces pour nettoyer un écran.

Test de Final Fantasy XV PS4 et Xbox One : Une attente finalement justifiée ?

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 Si là encore Final Fantasy XV laisse apparaître un goût d’inachevé, c’est un autre point faible qui sautera aux yeux des plus exigeants. La liberté. Si cette dernière réussit à convaincre par moment, l’on ne pourra qu’avoir le sentiment d’évoluer dans un monde gigantesque, oui, mais bien trop vide et ponctué par des déplacements en voiture assez redondants et, osons-le, énervants et sans grand intérêt. En effet, vos destinations peuvent être rejointes en parcourant les routes à bord de votre véhicule, sauf que vous ne contrôlez pas réellement ce dernier. N’attendez pas un GTA ; et tant mieux, mais l’on aurait aimé un meilleur sentiment, un sentiment plus grisant, un peu à l’image de ce que l’on retrouve à dos de chocobo, une phase cette fois-ci haletante et qui procure une sensation incroyable lorsque l’on traverse les vastes étendues, avec ces monstres immenses qui se dessinent peu à peu à l’horizon.

Dans cet horizon justement, l’on ne pourra qu’apprécier une distance d’affichage plus qu’impressionnante, couplée à des décors de toute beauté et assez diversifiés, parvenant à mêler habillement technologie et grands et beaux espaces verdoyants. Alors oui, c’est vide et parfois sans vie, mais la beauté des décors parvient à nous faire oublier ce fâcheux détail. Si l’ensemble se veut également relativement fluide et très bien animé, avec des effets d’ombres et de lumières assez prenants, le clipping et aliasing sont bien de la partie ; tout comme sur PS4 Pro ; ce dernier est exagérément présent sur les cheveux des personnages de Final Fantasy XV, et il n’en faut pas plus pour casser une immersion, une immersion que l’on retrouvera toutefois dès qu’une cinématique ; assez rare, se dévoilera à nos yeux.

Aussi beau un jeu peut-il être, il se doit de proposer un contenu intéressant et suffisamment diversifié pour tenir le joueur sans lui donner l’envie de passer à autre chose. Sur ce point, Final Fantasy XV parvient à satisfaire, avant de se laisser avoir à la facilité et au contenu gonflé artificiellement. Entendons-nous bien, parcourir les étendues à la recherche de monstres à pourfendre, prendre un repas dans un restaurant et faire une partie de « flipper », parviendra à amuser quelque temps, mais l’on pestera rapidement sur les quêtes annexes, dispensables au possible et ne demandant que d’aller chercher telle ou telle chose ; un brin décevant, oui, mais l’on pourra se consoler avec la pêche, qui propose un système assez prenant ; découvrir les nombreuses espèces vous prendra beaucoup de temps.

Outre cela, Final Fantasy XV déçoit clairement en proposant une trame principale qui vous prendra entre 15 et 25 heures et à l’intérêt mitigé. Si la première partie du scénario se veut très bonne, les derniers chapitres manquent de tension et d’âme pour réussir à accrocher le joueur, en plus de se montrer poussifs à souhait. Pas de panique néanmoins, puisque l’aventure se doit d’être faite ; ne serait-ce que pour découvrir le personnage déjanté qu’est Prompto, malgré ses bévues. Si ce Final Fantasy XV n’est pas vraiment la perle attendue (si l’on reste objectif), il est loin d’être un mauvais jeu et le plaisir de retrouver la licence est un évènement à fêter comme il se doit.

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Au final, Final Fantasy XV met en avant un boys-band creux de prime abord, mais qui se révélera très intéressant. Si l’on pestera sur certains points, comme cette caméra et la seconde partie de l’histoire, le plaisir de retrouver la licence Final Fantasy est bien présent, malgré le fait que l’on ne retrouve pas vraiment de personnage féminin fort et intéressant.

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Verdict !

   
Graphisme

Oui, l’on retrouve des graphismes somptueux malgré quelques problèmes techniques, mais l’environnement est bien trop vide pour réellement émerveiller ; sauf par endroits.

18 / 20
     
Jouabilité Seule la caméra pourra rendre vos aventures assez crispantes par endroits. Pour le reste, que l’on soit à dos de chocobos ou en pleine séance de pêche, l’on ne pourra qu’apprécier.
18 / 20
     
Bande Son
Voilà ce qui est LE point fort du titre. Pour sa première dans la série Final Fantasy, Yoko Shimomura marque les esprits. Le reste de l’aventure offre des musiques que les connaisseurs ne connaîtront que trop bien, c’est juste excellent.
19 / 20
     
 Contenu
Difficile d’être élogieux sur le contenu proposé par Final Fantasy XV. Entre une trame principale très courte et poussive dans sa deuxième partie, et des quêtes annexes sans âme ni imagination, l’on se plaira à se diriger vers un point de pêche pour compléter notre collection de beaux poissons.
15 / 20
     
 Fun À double tranchant. Si l’on sera pris par la première partie de l’aventure et sa liberté offerte, l’on ne manquera pas d’explorer ce monde qui s’offre à nous. En revanche, et dès le 8e chapitre, l’on retrouvera certaines phases très dérangeantes qui pourraient mettre à mal les meilleures ambitions.
14 / 20
     
   Conclusion  
     
Les plus
  Les moins
Final Fantasy !
  L’histoire
La pêche   La caméra
Prompto   l’IA
La bande-son   Vide par moment
Note Finale
  16/20
S’il souffle le chaud et le froid dans la même seconde, Final Fantasy XV possède d’excellents atouts, comme des moments moins marquants et plus compliqués à rejoindre. Si la première partie de l’histoire se veut prenante, la seconde partie souffre de gros problèmes, et c’est sans compter sur la fin. Toutefois, et porté par une bande son exceptionnelle, ce nouvel opus parvient à combler l’attente des joueurs, malgré des défauts certains.

XCh4oSX

Joueur invétéré, j'aime changer d'univers et reste à la constante recherche du successeur de Shenmue ; bien sûr, je n'oublie pas Yakuza et Persona, ni ces chers Sonic et Conker.

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