Test de The Last Guardian sur PS4 : Et si la poésie changeait ses rimes ?

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Dans la catégorie des arlésiennes, l’on pourrait facilement y ranger The Last Guardian, un titre qui aura connu les plus grandes difficultés du monde à rejoindre les consoles des joueurs ; initialement prévu sur PS3, The Last Guardian connaîtra de nombreux reports et divers problèmes techniques, venant changer les plans de Sony. Aux dernières nouvelles, The Last Guardian était prévu sur PS4 ; bonne nouvelle, il est enfin là ! Il ne reste plus qu’à espérer que cette longue attente ne lui soit pas préjudiciable.

The Last Guardian

Dix longues années, voilà finalement ce que les joueurs devaient affronter avant de retrouver The Last Guardian, un soft dont le développement à débuté en 2007. Si The Last Guardian était attendu et surveillé de près, cela n’était pas pour rien, puisque l’on retrouve Fumito Ueda à la direction du projet. Ce nom ne vous dit rien ? Souvenez-vous d’Ico ou de Shadow of the Colossus et vous devriez retrouver le sourire poétique qui vous animait alors. C’est fort de ces expériences que The Last Guardian entend vous insuffler une vision onirique nouvelle, malgré quelques similarités. D’ailleurs, et pour une fois sur MoveForGames, nous ne mettrons pas de notes à The Last Guardian (en dehors de la note finale), tant ce dernier peut diviser, comme émerveiller.

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Dans The Last Guardian, le joueur incarne un jeune garçon faisant la rencontre de Trico, une créature géante, un mélange de chien et de griffon. Sous formes de flash-back contés par le jeune garçon de nombreuses années plus tard, le joueur va tenter d’approcher Trico, de l’apprivoiser, puis de rentrer dans son village. Au cours de l’aventure, l’on constatera rapidement qu’un sentiment très fort d’amitié viendra relier les deux compères, et c’est sur cet aspect que mise The Last Guardian ; une expérience unique, que chacun peut vivre à sa manière, nourrir, caresser, ou aider Trico sont vos choix et les conséquences peuvent être différentes.

Test de The Last Guardian sur PS4 : Et si la poésie changeait ses rimes ?

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Graphiquement, The Last Guardian parvient à concilier un sentiment de grandeur permanent ; notamment avec Trico constamment à vos côtés où grâce à ces paysages gigantesques et ouverts, avec des effets de lumières saisissants. Si, sur PS4, The Last Guardian connaît quelques baisses de forme certaines, sur PS4 Pro, en revanche, le constat est plus favorable à l’émerveillement, même si l’on retrouve toujours quelques textures plus ternes que ce que nous étions en droit d’attendre. Si la végétation et l’aspect global de Trico ; notamment les plumes, réussissent à éblouir les joueurs, l’on pourra tout de même noter des chutes de frame rates par endroits ; heureusement, cela ne gâche en rien l’expérience et l’on se surprendra souvent à s’arrêter quelques instants, pour mieux observer les lieux et le monde environnant.

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Mais là où le bât blesse, c’est du côté d’une jouabilité en demi-teinte, parfois redondante, parfois éprouvante. Aussi poétique que soit The Last Guardian, le joueur pourrait vivre des moments acrobatiques, la faute à une caméra très peu soucieuse de votre sort. Loin d’être optimale, cette dernière aime à changer promptement d’angle, vous laissant dans le plus grand désarroi, de vous envoyer dans un fossé et ses parois. Si l’on ajoute à cela des déplacements parfois lourdauds du personnage et des actions de Trico qui ressemblent plus à un fardeau, The Last Guardian n’aurait presque pas été un cadeau. Heureusement, l’on fera vite abstraction de ces déboires et c’est avec un certain plaisir, que continuer il va falloir.

Lancé dans cette aventure qu’est The Last Guardian, le joueur ne peut qu’être subjugué. Si les nombreux sons de Trico viendront égayer les pas, l’ambiance générale se voudra plus pesante, désireuse de renforcer l’immersion proposée ; dans les scènes misant sur l’action, les musiques jouées permettent de retrouver une note cinématographique appréciable, rendant The Last Guardian encore plus grandiose qu’à l’accoutumer.

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Bien sûr, tout ne peut pas être parfait, et si la jouabilité fait partie des défauts à mettre sur le compte de The Last Guardian, son contenu pourrait l’être tout autant. Assez court dans son ensemble, The Last Guardian ne propose pas réellement de multiples défis, d’autant que les énigmes sont finalement assez simples. Pour les joueurs qui auraient un peu plus de mal, The Last Guardian fait apparaître des indices pour la marche à suivre ; ces derniers se fondent alors parfaitement dans les décors et ne viendront jamais casser l’immersion, au même titre que les temps de chargements ; totalement absents. Alors certes, The Last Guardian est court et ne permet pas vraiment de sortir d’un couloir prédéfini, mais cette expérience est incomparable et les liens qui se créent entre le joueur et Trico valent tous les détours.

C’est sur ce point précis que The Last Guardian parvient  à émouvoir certains joueurs, émerveiller d’autres, ou énerver les derniers. Si l’on ne parvient pas à adhérer au concept, il est sûr que l’on regrettera le temps investi dans cette traversée poétique. En revanche, et si l’on se laisse prendre au jeu, jamais une expérience ne s’avérera aussi prenante et jouissive à la fois, parvenant à gommer avec brio les faiblesses du titre.

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Au final, The Last Guardian est une œuvre poétique intense, qui met en avant un lien fort entre deux créatures que tout oppose. La qualité du récit conté et la grandeur des environnements permettent de souffler tendrement entre deux jeux bien plus nerveux. Certes, The Last Guardian possède des défauts, mais l’émerveillement procuré fait amplement passer la pilule.

Verdict !

   
Graphisme

Malgré quelques baisses de frame rates et quelques textures trop ternes, les décors sont joliment travaillés et offrent une grandeur appréciable ; mention spéciale à Trico et à ses plumes.

— / 20
     
Jouabilité La caméra fait des siennes, Trico est parfois lent et le héros se montre lourdaud par moment. Heureusement, le moteur physique est permissif et vous sauvera parfois d’une mort certaine lors de séquences de sauts.
— / 20
     
Bande Son
L’ambiance générale permet de mieux s’immerger dans ce monde incroyable et les phases plus nerveuses sont ponctuées par des musiques se glissant parfaitement dans l’action.
— / 20
     
Contenu
Court, The Last Guardian ne propose pas non plus de contenu annexe, juste quelques bonus. Pas très grave si l’on adhère au concept et à la poésie contée.
— / 20
     
 Fun En fonction de la personne, The Last Guardian sera, soit la perle de l’année, soit le jeu à éviter. Pour les plus réfractaires, sachez toutefois que The Last Guardian est un moment de poésie rarement atteint dans un jeu-vidéo.
— / 20
     
   Conclusion  
     
Les plus
  Les moins
Les liens avec Trico
  Caméra
Une poésie incroyable   Jouabilité
Une attente terminée  
Intense..   ..Mais court
Note Finale
  17/20

Certes, The Last Guardian est loin d’être exempt de défauts et certains pourraient y voir un bête tamagotchi géant. Pourtant, si l’on se laisse prendre au jeu, l’on découvrira très vite un monde poétique, poignant et dramatique, avec des liens très forts entre les deux personnages principaux. Une expérience à ne clairement pas manquer en cette fin d’année.

L’avis d’une collègue :  19/20

Tellement attendu, The Last Guardian fait enfin son apparition sur la console de Sony. Oui, l’on notera des problèmes techniques, mais ces derniers sont très vite effacés par la beauté de ce conte enivrant.

L’avis d’un collègue :  15/20

S’il n’était pas aussi prenant grâce à la complicité des deux héros, l’on pourrait très vite se lasser et pester contre les défauts présents. Toutefois, il suffira de se forcer un peu pour poursuivre l’escapade.

 

 

La Rédaction

La Rédaction

La Rédaction est un regroupement des acteurs de MoveForGames.

2 pensées sur “Test de The Last Guardian sur PS4 : Et si la poésie changeait ses rimes ?

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